Iron Man

When was the last time you did something for the first time ?

C’est une accroche sympa non, pour un début d’article ? Enfin moi je trouve que oui. Et puis de toute façon on ne va pas se mentir, mon avis est un peu le seul qui compte ici.

En plus je suis sûre que ça va quand même vous faire cogiter pendant quelques secondes : « ah oui tiens, c’était quand la dernière fois que j’ai fait quelque chose pour la première fois ? Oh mon dieu je ne m’en souviens plus, ma vie est nulle et triste. ». J’ai quelques bonnes adresses de psy si vous voulez. Sinon il n’est jamais trop tard pour un saut en parachute, un tatouage ou une ascension de l’Everest.

Le fait est que la vie de tout individu est pavée de « premières fois » (du moins jusqu’au jour où il cesse de faire des choses pour la première fois et que sa vie devient nulle et triste. Voir paragraphe ci-dessus) : première dent, première fois sur le pot, premières neiges et/ou vacances à la plage en famille, première rentrée à l’école, premier 10/10 en dictée, première école buissonnière, premières vacances sans les parents… J’en passe quelques unes parce que mes parents me lisent, mais vous avez saisi l’idée.

Et puis vient, pour certains, le « premier marathon ».

Quand je parle de marathon, je ne parle pas de cette étrange activité qui poussent des gens, pourtant sains d’esprit, à courir des kilomètres pendant des heures pour le seul plaisir de… courir des kilomètres pendant des heures. Non. Je parle de ce que d’aucun appelle « chercher un appartement à Montréal ».

Déjà, faut admettre qu’on n’est pas tous égaux devant la recherche d’appartement.

D’un côté il y a ceux qui peuvent payer cash un appartement de 12.000m² en penthouse avec piscine et vue sur la ville, le Mont-Royal et le fleuve. Et de l’autre côté il y a ceux qui ne peuvent pas et dont votre humble serviteuse fait partie. En même temps je ne m’en plains pas. Avoir un budget limité ça restreint quand même pas mal le champ des recherches et c’est pas forcément désagréable. Toutefois, si vous vouliez bien voter pour moi, je ferais en sorte d’amender la Déclaration universelle des droits de l’homme de manière à ce qu’elle inclut un paragraphe stipulant que toute personne devrait avoir droit à un logement sympa et décent, dans un quartier cool, pas trop loin du centre ou d’un métro, lumineux et insonorisé, et qui sent bon, sans distinction de race, de sexe, de religion, d’orientation sexuelle et de possession d’animaux domestiques. (#MauditeFrançaise2012)

Et puis ensuite, il faut admettre que je n’ai pas forcément choisi la voie la plus facile.

  • Chercher un appartement pour deux, toute seule
Parce que chercher un appartement pour soi tout seul c’est pas assez fun, y’en a qui décident de chercher un appartement pour deux. L’avantage, c’est que les proprio ils aiment bien ça. Les gentils petits couples étudianto-travailleurs. Ça fait sérieux et c’est mignon.
Ça se complique un peu quand l’appartement pour deux, il faut le chercher toute seule sous prétexte que M. MauditeFrançaise habite à quelques 150km. Comme si c’était un argument valable. Pff. Les hommes j’vous jure.
Mais bon. Moi y’en a être femme forte et indépendante. Moi y’en a être capable de chercher et TROUVER toute seule un appartement pour deux. Moi y’en a être una mujer de pelo en pecho. OUAIS.
Passer 3h par jour à feuilleter les annonces, téléphoner à des dizaines d’inconnu(e)s, me rendre toute seule dans leur maison. Même pas peur.
Là où j’ai commencé à avoir peur par contre, c’est quand j’ai demandé à mon cher M. MauditeFrançaise ce qu’il pensait des annonces, des photo d’appartements et qu’il m’a répondu : JE TE FAIS CONFIANCE.
JE. TE. FAIS. CONFIANCE.
Là c’est le moment où le « traducteur-d’expressions-masculines » intégré à toute femme se réactive, cherche dans son lexique, et arrive inévitablement à la réponse suivante :

Je te fais confiance, expr. masc., expression typiquement masculine fréquemment employée en réponse à diverses questions portant par exemple sur la couleur des murs, le choix d’un restaurant ou l’achat des cadeaux de Noël. Cette expression peut généralement se traduire de la façon suivante : « Laisse-moi tranquille avec tes hésitations esthétiques de bonne femme, ne vois-tu donc pas qu’elles me passent à des kilomètres au-dessus de la tête ? En plus, j’ai pas envie d’être responsable en cas de mauvaise décision, alors débrouille-toi. Femme. »
Une étude empirique révèle néanmoins que cette phrase n’a jamais été employée lorsqu’il est question d’acheter une voiture.

Me voilà donc seule face à de grandes questions existentielles : est-ce qu’il est assez grand ? Assez lumineux ? Assez proche d’un métro ? Assez « mignon » ? Assez bien insonorisé ? Assez « moderne » ? Assez propre ? Assez bien isolé ? Est-ce qu’il vaut vraiment le loyer demandé ?

Bien sûr je suis capable de répondre toute seule à ces questions. Ce qui est difficile, c’est de n’avoir personne avec qui confronter son opinion, personne qui aurait vu des détails positifs ou négatifs nous ayant échappé (genre : « Oh tu as vu la belle moisissure dans la salle de bain? »). En bref, de devoir prendre une décision toute seule, en prenant en compte tout un tas de paramètres sujets à changement suivant les saisons et l’alignement des planètes, et le fait que si on se plante, c’est de notre faute, et qu’on va le payer pendant minimum un an.

« I wish I was little again, when the hardest choice was picking up a crayon » (unknown)

Surtout que la recherche d’appartement à Montréal présente quelques spécificités supplémentaires…
  • Chercher un appartement à Montréal

A vrai dire j’ai un peu menti. Chercher un appartement à Montréal au printemps, relève davantage du Iron Man que du gentil marathon.

Minute culturelle : Pour celles et ceux qui l’ignorent, le Iron Man, outre le justicier incarné à l’écran par M. Robert Downey Jr., est aussi la plus longue course de triathlon existante. Cet évènement annuel, qui a lieu en octobre aux Etats-Unis dans l’État d’Hawaï, consiste à enchaîner 3,8 km de natation, 180 km de cyclisme puis 42,195 km de course à pied. Un gros truc de psychopathe. D’ailleurs « la date de l’épreuve est toujours fixée au premier samedi d’octobre qui suit la pleine lune ». Si c’est pas la preuve qu’ils sont pas nets ces gens là…

Appliqué à Montréal, les trois épreuves donneraient quelque chose du genre :
12890 annonces lues;
76 appartements visités, littéralement, d’un bout à l’autre de la ville;
14 sprint pour déposer un dossier. Cette étape peut notamment impliquer de pousser quelques personnes dans les escaliers et de marcher sur leurs cadavres encore chauds.

Parce que chercher un appartement à Montréal pour le 1er juillet, date à laquelle la quasi-totalité des baux arrive à échéance et où toutes les personnes qui le souhaitent en profitent pour déménager, c’est la guerre. LA GUERRE j’vous dis.

Première difficulté : le lexique.

Déjà, quand on est français, il faut s’adapter au lexique des petites annonces. Certaines expressions sont plus transparentes que d’autres. Exemples.

« 4 1/2 » = Il faut savoir qu’au Québec, il n’est pas très courant que les gens parlent en terme de superficie, mais plutôt en terme de « nombre de pièces » (même si de plus en plus souvent les propriétaires en précisent les dimensions en pi². Autre challenge de conversion). Pour l’anecdote le « 1/2 » n’est pas une demi-pièce, mais réfère généralement à la salle de bain. Ainsi un « 4 1/2 » va être un appartement composé de 2 chambres, d’un salon/salle à manger, d’une cuisine et de la salle de bain. MAIS ATTENTION. Apparemment il n’y a pas vraiment de règle concernant la dénomination des pièces. Aussi, un 4 1/2 peut aussi être un appartement composé d’une seule chambre et d’un salon/salle à manger double qui compte alors comme deux pièces. Petit chenapan.

« demi sous-sol » = Autre bizarrerie québécoise voulant que les gens ici aiment bien habiter dans des caves aménagées avec les fenêtres au niveau du trottoir. Le plus étrange, c’est que ce sont souvent des appartements plutôt sympa, grands et lumineux. L’ennui, c’est que n’importe quel clampin qui passe dans la rue peut voir ce que vous trafiquez dans votre cuisine/chambre/salon. Intimité zéro donc, à moins de barricader toutes les fenêtres à grands coups de rideaux. Mais pour la luminosité on repassera.

« pas de tapis » = Signifie qu’il n’y a pas de moquette dans l’appartement, mais du « bois franc » (parquet) ou du carrelage. Souvent le propriétaire pense ainsi justifier un loyer exorbitant.

« rénové avec goût » = Rénové. Le « avec goût » est laissé à l’appréciation de l’éventuel futur locataire. (Ça me rappelle une annonce vue sur kijiji : « Appartement rénové il y a 20ans ». J’en ris encore.)

« récemment peinturé » = Indique que les propriétaires ou actuels locataire ont repeint les murs. Si vous avez de la chance, ils ont peint en blanc. Sinon, il est fort probable que vous héritiez de murs bariolés vert pomme, rose fuchsia ou orange, turquoise, violet… (voir note précédente).

« a proximité d’un métro » = Peut aller jusqu’à 15-20min de marche.

« pas de soucoupe » = J’avoue que je cherche encore.

Et puis je reste toujours abasourdie par les annonces sans photo, sans adresse, sans contact, en format télégraphique, les mois de loyer offerts, les réductions de loyer si le locataire s’engage à rénover la cuisine, les propriétaires qui « forcent » l’achat du mobilier, et cette espèce de zoophobie ambiante qui veut que la possession d’un chien soit 95% du temps interdite, et celle d’un chat souvent à peine négociable…

Deuxième difficulté : les critères de sélection

Pour cet appartement, les critères étaient plutôt basiques : lumineux, bien insonorisé, pas trop cher, pas trop loin d’un métro. Je me suis toutefois récemment découvert un amour démesuré pour les puits de lumières, les carrelages de cuisine en damier noir et blanc, les plantes dans les salles de bain et les mur en brique rouge apparente. Heureusement que j’ai un sens aigu du compromis.

Les choses deviennent plus délicates quand il s’agit de préciser le quartier dans lequel cet appartement peut être cherché. Si vous demandez à des Québécois où chercher, généralement vous entendrez deux réponses : LE PLATEAU et Rosemont.

Le PLATEAU. C’est le quartier bobo par excellence de Montréal. Occupé à 80% par des Français, c’est le quartier des bars, des théâtres, des restaurant sympa et ethniques. C’est ZEU PLAÏCE TOU BI. Sauf que c’est aussi un quartier très laid, aux prix totalement exorbitants pour des appartements souvent minuscules. Mais bon. ll faut croire que le moche, le petit, le cher, l’urbain et le bruyant sont devenus synonymes de « branché ».
Rosemont, un peu plus loin, est un peu entrain de se bobo-iser. Préféré par les Québécois, les logements y sont généralement petits, vieux et pas forcément bien entretenus. De plus conscients de l’attraction croissante du quartier, les propriétaires commencent à y gonfler méchamment les prix sans que l’augmentation soit réellement justifiée.

L’un comme l’autre, les deux quartiers sont plutôt bien desservis par les réseaux de bus et métro ce qui les rend facile d’accès (d’où leur attrait), avec une vie de quartier particulièrement animé. Sauf que ce sont des centres urbains. Les rues y sont souvent sales, bruyante, et malgré la présence de grands parcs à quelques coins de rue, le manque de verdure y est profondément déprimant.

De mon côté, lorsque je suis arrivée à Montréal j’ai totalement par hasard atterri dans la « banlieue proche-éloignée » de la ville, à savoir que j’habite à une quinzaine de minute en bus du terminus d’une ligne de métro. Quand les Montréalais apprennent où je vis, la plupart du temps ils me regardent avec des grands yeux horrifiés style « oh mon dieu mais comment tu t’es retrouvé là-bas ? C’est pauvre, c’est plein d’usine gnagnagnagna, t’as vraiment pas de chance dis donc… »
Hé bien c’est vrai. C’est pas un quartier riche, y’a les usines pas loin (bien qu’on ne les voit/sente pas depuis chez moi), y’a pas une agitation trépidante, on y retrouve pas l’élite culturelle et intellectuelle du Québec. N’empêche que mon quartier il est mignon. C’est que des petites constructions, des petites maisons avec des jardins, des abris pour les oiseaux et des écureuils dans les arbres. Mon quartier est calme et c’est précisément pour ça que je l’aime. Et c’est avec beaucoup de regret que je le quitte.

Retrouver la même qualité de vie ailleurs dans Montréal, n’est vraiment pas chose facile.

Troisième difficulté : l’annonce Vs la réalité

Je pense qu’il s’agit là d’un épineux problème universel : quand l’appartement visité ne semble pas avoir grand’ chose à voir avec l’annonce mise en ligne.

En effet, une fois écumées les 200 nouvelles annonces quotidiennes publiées rien qu’en ligne, et une fois sélectionnés les quelques appartements qui semblent le mieux correspondre à nos critères, vient le moment des visites (enfin vous pouvez aussi choisir un appartement sans visiter, mais c’est à vos risques et périls. Je tenterais pas ma chance une seconde fois personnellement).

C’est déjà à ce moment là que vous réalisez à quel point la ville dans laquelle vous habitez est GRANDE. A quel point les transports en commun sont LENTS, et à quel point vos nouvelles chaussures font MAL.
Pour visualiser, tous les petits carrés noirs représentent grosso modo des appartement que j’ai visité. Le carré rouge (c’est la GRÈVE. Et c’est l’endroit où j’habite actuellement aussi).

Pour l’info, se rendre du petit carré rouge, jusqu’au petit carré noir le plus au sud, vers Verdun, ça prend environ 1h de métro. A laquelle il faut ajouter les éventuels attentes et trajets en bus et à pied. Et ce n’est pas l’ampoule qui recouvre mon petit orteil qui vous dira le contraire.

Une fois sur place, vous avez beau avoir parcouru d’avance tout le quartier en long, en large et en travers grâce à google street view, généralement y’a un léger désenchantement. Les arbres sont moins beaux. Les voisins aussi. La rue est plus sale, y’a un boulevard pas loin, c’est bruyant, c’est…beurk.
Exemple : « Charmant petit 4 1/2 à proximité du métro Cadillac ou Langelier, face à un parc ». La propriétaire, aussi charmante soit-elle, à tout de même omis de préciser que le parc se rapprochait davantage d’un terrain vague, et que l’appartement était situé entre le port industriel de Montréal et des entrepôts Coca-Cola. Vous comprendrez que je n’ai pas donné suite.

Vous me direz, l’aspect général de la rue, c’est pas forcément le plus important. Ce qui compte après tout, c’est l’intérieur du logement. Sauf que là aussi, souvent, ça se gâte.
La salle de bain est à la limite du délabrement, le plancher n’a pas d’age, les pièces sont ridiculement petites parfois dépourvues de fenêtre, et je pourrais vous parler de l’aspect général de l’appartement tel qu’occupé par les actuels locataires, mais je risquerais de manquer de diplomatie pour décrire la porcherie que certains appartements sont devenus. Désolé monsieur le propriétaire, mais passé un certain stade, mon cerveau n’est plus capable de « faire abstraction du désordre ».

Le mieux, c’est encore quand vous ne visitez même pas vraiment l’appartement qui est montré dans l’annonce. Mais un autre. Plus petit. Où y’a pas encore eu les « récentes rénovations ». Où y’a moins de fenêtres. Où y’a pas d’entrées pour le lave-linge/sèche-linge et j’en passe.

Mais parfois, dans le tas, y’a quand même des petits logements sympas. Signe que la quatrième difficulté commence.

Quatrième difficulté : le rush

Quand je vous disais que c’était la guerre, je plaisantais pas. C’est pire que le Vietnam.

Il y a 5 règles de base pour avoir l’appartement que vous voulez :
– Premier arrivé, premier servi
– Premier arrivé, premier servi
– Premier arrivé, premier servi
– Avoir l’air sympa, être ponctuel et souriant
– Avoir un compte en banque solide

Les 3 premières règles sont simples et pourtant extraordinairement essentielles. Premier arrivé, premier servi.
Vous voyez l’appartement, il vous plait, vous le prenez et surtout, vous ne réfléchissez pas, vous n’hésitez pas. Vous appliquez IMMÉDIATEMENT. Pas la peine de rappeler le soir si vous avez fait la visite l’après-midi. Entre-temps, trois autres personnes auront déposé un dossier et l’appartement sera déjà considéré comme loué. Idem, si des visites sont organisées mais que vous ne pouvez pas vous y rendre, pas la peine de rappeler le lendemain pour le visiter à un autre moment.

En soi, c’est plutôt logique. L’ennui c’est que quand vous devez choisir l’appartement dans lequel vous allez passer une année de votre vie après un déménagement qui n’est pas gratuit, vous n’avez pas forcément envie de prendre une décision précipitée. Et c’est assez difficile de renoncer à la possibilité de comparer l’appartement avec d’autres que vous pourriez encore visiter. Surtout quand vous êtes seul à décider et que c’est le 1er appart que vous visitez. Et ce qui rend la tâche encore plus difficile, c’est que les visites se font généralement en 10min chrono en main. Vous entrez, vous regardez les pièces. Vous sortez. Vous prenez une décision. D’ailleurs, quand vous venez de vous farcir 1h de métro et que la visite est expédiée en moins de 7min, y’a de quoi avoir les nerfs en pelote.
Reste la possibilité d’appliquer pour plusieurs appartements en même temps, mais si vous laissez tomber un propriétaire qui vous avait sélectionné, vous n’allez pas nécessairement vous en faire un ami.

La quatrième règle c’est juste un peu de bon sens. Manque de chance, le délit de sale gueule n’est pas étranger à Montréal.
Pareil pour la 5ème règle, qui rend les choses un chouïa plus compliqué quand vous êtes ressortissant étranger.

En définitive, cette recherche d’appartement a été un sacré baptême du feu. Fatigante beaucoup, décevante souvent, mais malgré tout, il semblerait que les choses s’arrangent ! Je n’en dis pas plus pour le moment. Affaire à suivre.

La loi de l’emmerdement maximum.

Vous avez déjà vécu ce genre de journée où tout va comme sur des roulettes dans du beurre ? Non ? Ça ne m’étonne pas bandes d’autistes.
Et bien sachez que dans la vie normale d’une personne normale, ce genre de chose se produit, parfois même assez souvent chez les plus chanceux. Et sachez aussi que ce genre de journée, c’est très très exactement ce que je n’ai PAS eu en ce mercredi 19 octobre 2011 alors que toute guillerette je m’apprêtais à m’envoler pour Washington.

En même temps, il faut reconnaître que tout s’est assez rapidement mal annoncé.

Étape 1 : une matinée en enfer

Y’a des matins comme ça, pour faire tout ce qu’on a prévu sans se stresser, on met sagement son réveil 2h avant de partir « pour être laaaaarge ». Et puis je sais pas, systématiquement il doit y avoir un genre de faille spatio-temporelle et on finit inévitablement par se démêler les cheveux, tout en se brossant les dents (ou l’inverse), avec une seule chaussure au pied en relisant ses cours pour pas se planter à l’examen qui commence il y a 10min tout en se demandant où est-ce qu’on a encore foutu ses clefs.

Bon. J’en étais quand même pas là. Mais pas loin : des poubelles à descendre, des boucles d’oreilles introuvables (et d’ailleurs toujours pas trouvées), un énième  check in de valise pour être une énième fois sûre d’avoir tout ce dont j’ai besoin, et me voilà entrain de  rusher comme une désespérée pour attraper un bus qui arrivera finalement avec 5min de retard. Quand je pense à tout ce que j’aurais pu faire de ces 5min…
Bref. 10min dans un bus conduit par un mec persuadé de piloter un dragster, 25min de métro, 5min de marche, et une descente d’ascenseur au mauvais étage plus tard, me voilà fin prête à passer avec brio (ahem) un fantastique examen d’histoire dont je vous épargnerai le contenu.

Puis sonne le glas des 3h d’examen et tous les élèves aux mains endolories se dirigent sagement vers la cafétéria pour se remplir la panse en attendant la suite des événements.
Jusque là je m’en sors pas trop mal me direz-vous. Oui. C’est vrai. Sauf que « jusque là » je ne m’étais pas encore rendue compte de l’oubli de mon écharpe dans la salle de cours. Trop tard pour aller la récupérer. Grumpf.
(j’en profite d’ailleurs pour passer un petit message à tous mes petits camarades et à quiconque a fréquenté la salle XX du pavillon M le mercredi 19 octobre entre 12h30 et 22h : si vous avez trouvé une écharpe noire, vous seriez très mignons de me la rendre. Vous pouvez pas la confondre : elle est toute douce, elle sent très bon et surtout c’est la mienne.)

C’est donc avec un quota de chance passablement restreint que j’entame une après-midi riche en emmerdes rebondissements.

J’aurais pu commencer mon récit en disant que devoir défendre l’idée que « Love doesn’t exist » pendant  1 min dans un anglais pitoyable à été particulièrement éprouvant mais en fait non. Avec du recul, c’était même sûrement la partie la plus fun de ma journée.
Non. En fait, c’est clairement à l’aéroport que ça se gâte.

Étape 2 : voyage au bout des ennuis 

Je me disais  bien aussi qu’en fait j’avais été beaucoup trop calme pour l’instant : pas de stress pendant l’examen d’histoire, pas de stress à midi, pas de stress pendant le micro-oral…. Pas de stress jusqu’à ce que la navette chargée de me déposer à l’aéroport mette beaucoup plus de temps que prévu en fait.

Parce que bon, arriver à l’aéroport à 16h15 quand l’embarquement commence à 16h40 c’est un peu short, en fait. Mais attendez, c’est là que le gag commence.
16h15 : arrivée à l’aéroport
16h25 : après 10min de lutte avec une borne peu coopérative, me voilà enfin en possession des précieux sésames qui me permettent d’accéder… Au contrôle de sécurité.
Vous savez dans les aéroports, au contrôle de sécurité, vous vous retrouvez systématiquement derrière le crétin qui comprend pas la langue, qui oublie des produits « interdits » dans son bagage de cabine (genre : « faites pas les cons, détournez cet avion sur *ville de votre choix* ! J’ai du shampooing et j’hésiterais pas à m’en servir !« ) ou qui a les seules pompes de l’univers qui mettent trois plombes à se mettre et s’enlever.
Ben cette fois-ci. Le crétin c’était moi. Pour ma défense, j’avais pas l’habitude de voyager avec mes affaires de toilette dans mon bagage de cabine, et j’ignorais que des converses pouvaient être considérées comme des chaussures suspectes.
C’est donc en chaussettes et déjà privée de déodorant que je me dirige vers le charmant jeune homme chargé d’ouvrir ma valise pour récupérer le flacon de shampooing délictueux. Et ce qui devait arriver arriva. Lorsqu’il a ouvert mon bagage et qu’il est tombé sur un tas de chargeurs et de bouquins traitant de l’arme nucléaire (avec des gros champignons atomiques en couverture pour être sûr que ce soit bien clair) y’a eu comme un moment de malaise. Puis il a pris mon shampooing et m’a souhaité bon voyage.
Les Américains ne plaisantent décidément PAS avec la sécurité.

Bref. Avec toutes ses conneries, il est quand même 16h30, et là ça commence à urger un peu. D’autant plus qu’après la sécurité, vient le passage forcé à l’immigration où un agent aussi aimable qu’une porte de prison (je pense que c’est un critère d’embauche) prend vos empreintes, votre photo, vérifie 6 fois votre passeport en vous posant plein de questions très personnelles et vous réclame le petit formulaire bleu.
Mais quel formulaire bleu ? me direz-vous. Et bien celui que j’étais censée avoir rempli AVANT d’arriver devant l’agent. Celui que l’agent m’a gracieusement tendu avant de me renvoyer faire la file d’attente. Oui. Ce foutu petit formulaire.
16h50 : OK là je suis stressée. Je sprinte dans les couloirs de l’aéroport, atteins à tout blinde le guichet d’embarquement désert pour découvrir que… L’enregistrement n’a pas commencé vu que notre avion n’est pas encore là.
Bon. J’ai faim, j’ai soif, mais comme dans un mauvais Mister Bean j’ose pas m’éloigner de peur que l’embarquement commence sans moi.

17h20 : l’enregistrement commence enfin dans la joie et la bonne humeur, l’avion est plein comme un oeuf, prêt à s’envoler, sauf que….
Sauf que à 18h on n’a toujours pas bougé d’un iota. L’hôtesse baragouine un truc incompréhensible à base de « retard », « dès que possible », « désolé ».
18h20 : on nous renvoie finalement en salle d’embarquement en nous expliquant qu’une tempête à New-York entraîne de gros retards et de nombreuses annulations. Surtout rester calme. Tout va bien.
19h00 : alléluia, nous pouvons embarquer et nos correspondances, pour la plupart retardées aussi, sont assurées. Ouf. (n.d.l.r. J’ai appris ça en laissant trainer mes oreilles dans les conversations des gens vu que pendant ce temps là, un gros connard de businessman, pensant certainement qu’il était le seul à avoir des obligations, monopolisait sans complexe les agents de bord.)
19h40 : après que le gros connard mentionné ci-dessus ai copieusement engueulé un pauvre type qui avait OSÉ déplacer sa mallette, l’avion se met enfin en mouvement. Il arrive sur la piste de décollage, il accélère, il accélère, il accélère…. Et puis il freine. Vu la tronche des autres passagers, j’etais pas la seule à trouver ça bizarre.
Nouveau message de l’hôtesse : « fhdjdbekf just dhehsjsjd sorry dhdjdjfhfk Tonight is not our night hahahaha » c’est ce que j’ai compris. Mais maintenant que j’y repense, elle a sûrement dit un truc du genre : « vous allez rire, c’était pas notre tour, on a failli se manger un Boeing. Tonight is not our night hahaha » haha…
Retour à la case départ. Heureusement la deuxième fois est la bonne et aux alentours de 20h00 nous avons ENFIN décollé, même si à ce moment là je n’étais plus tellement sûre d’en avoir envie.
21h30 : Oui. Enfin. Nous atterrissons à l’aéroport de New York. Soit trente minutes après le décollage prévu de ma correspondance pour Washington.

Non mais c’est pas encore fini.
Quand les avions atterrissent, il font tout un « petit » parcours pour aller se garer à l’emplacement prévu. À JFK, ce trajet est plus long que la durée du vol. Mais surtout, ce qui est fun sur cet aéroport qui fait vraisemblablement la taille de Strasbourg, c’est que sur les pistes il y a plein de lettres, et de chiffres. C’était un peu comme chercher une place sur le parking d’Auchan. J’avoue que sur le coup ça m’a fait rire, jusqu’à ce que…. Voir sa correspondance décoller pendant qu’on est encore dans l’avion précédent, ça n’a pas de prix. Pour tout le reste il y a ta VISA sale pauvre.

Non en fait c’est pas arrivé mais vu qu’on était en pleine loi de l’emmerdement maximum,  ça aurait pu.
En fait à la place on a eu un autre truc vachement plus drôle, à savoir que lorsque l’avion est (enfin) arrivé à son terminal… La place était déjà prise. Et toutes les autres aussi en fait.  Il ne restait plus qu’à attendre qu’une place se libère.
J’ai pensé qu’au point où on en était, on aurait largement pu se foutre sur une place handicapé.

Certains spécialistes de la question s’accordent à dire qu’il existe 5 étapes du deuil -qui s’appliquent aussi étrangement aux ruptures, aux examens foirés ou encore à la perte de son T-shirt fétiche. Et bien moi j’ai découvert que ça s’applique aussi aux retards de vols et aux correspondances manquées (et sûrement à la SNCF aussi.) :

Le déni : mais non, même si l’avion a un peu de retard, il va le rattraper en vol et puis de toute façon je suis large pour ma correspondance.
La colère : !@&/? D’Américains parano pas foutus de gérer un gros orage.
Le marchandage : Est-ce qu’il y aurait possibilité d’être mis sur un autre vol ?
La tristesse : On va tous mourir…J’arriverai jamais à Washington…
L’acceptation : Bon, d’accord, on est en plein vol, il est trop tard pour faire demi-tour, on a 4h de retard, toutes les correspondances sont parties/retardées/annulées, on est dans la merde =)

L’acceptation c’est le point où vous avez intérêt à être quand à 22h40 vous entrez enfin dans le terminal de JFK, à peu  de chose près à l’heure où vous étiez supposés atterrir à Washington. Sinon ça se passe très mal.
Pas le temps de s’extasier, mû par un ultime espoir on se précipite sur le tableau des correspondances et MIRACLE, le vol de 21h pour Washington est désormais prévu à 23h ! Wouhou !!
Ni une, ni deux, on fonce, on pose ses bagages, on respire. La durée de vol est d’environ 50min. Tout va bien. Sauf que.
SAUF QUE ça BOUCHONNE, LITTÉRALEMENT, sur les pistes et que y’a pas un, pas deux, pas trois mais bien QUINZE avions en file indienne qui attendent que ce soit leur tour de décoller. Et je peux vous dire que ça m’a très légèrement semblé interminable (sûrement parce que ça l’était).
Minuit : on décolle. ENFIN.
Je pensais sincèrement pas qu’il était possible de se manger autant de turbulences durant un vol aussi court. Et pourtant. Disons que quand l’hôtesse est obligée de s’asseoir à la première place libre qu’elle trouve, et que c’est le siège juste à côté du votre, généralement vous arrêtez de rire et vous flippez un peu.
01h15 : ARRIVÉE À WASHINGTON DC !!
01h35 : Arrivée à la maison.
2h : dormir.

Et me voilà fin prête pour aller rencontrer Obama.

Bilan de cette journée :

– Non, si j’avais pris le bus ça n’aurait pas été moins long et ça ne m’aurait pas coûté moins cher. Ta gueule.
– J’ai du dire adieu à l’ongle de mon index droit.
– Je me suis demandé si il y a vraiment des enfants qui disent « Moi quand je serai grand je veux être contrôleur aérien »
– Les amandes distribuées par American Airlines sont vraiment pas dégueu.
– Je me suis demandée si les autres gens étaient aussi curieux de voir l’origine de mon passeport que je suis curieuse de voir l’origine du leur.
– J’ai réalisé qu’il y a toujours un connard qui pense que la consigne « éteignez TOUS VOS APPAREILS ÉLECTRONIQUES » ne s’applique pas à lui. Puis je me suis demandé si je pouvais vraiment provoquer le crash de l’appareil en laissant mon iPod allumé. L’hôtesse du vol NY-Washington nous ayant expliqué que ça pouvait entraîner des interférences et, sur le point de décoller, nous obliger à retourner au terminal pour recommencer tout la procédure de décollage entamée une heure plus tôt, j’ai trouvé que c’était une raison suffisante.
– JFK et Reagan sont deux aéroports où on a la très très désagréable impression qu’on va se crasher dans l’eau.
– J’ai trouvé qu’avec des hôtesses de l’air qui se baladent en chausson et qui sourient tous les 36 du mois, on est bien loin du glamour de la PanAm.
– Regardez par les hublots pendant les vols de nuit, c’est vraiment très beau.
– J’ai vu la Maison Blanche d’en haut. Et toc.

Enfin le bilan, surtout, c’est que ça m’a donné de quoi écrire un article.

BONUS  Métaphysique

Comme tout le monde, je me demande toujours comment font les avions pour voler. Et j’ai toujours pas trouvé mieux que ça comme explication :




Catégories :Camille dans le metro

Une seconde à la fois.

C’est assez rare que j’écrive un article dans la foulée de ce qui m’arrive.
C’est même une première. Généralement je prends le temps d’y penser, de mûrir ma réflexion, d’intérioriser, de m’approprier les évènements pour vous proposer les (fabuleux) articles auxquels vous commencez à être habitués, un peu.

Mais là, quand même, quand on assiste à un truc aussi F*CKING AWESOME et ben, on n’intériorise pas. On le garde pas pour soi. On PARTAGE. Hé ouais.

Trêve de suspens, – je l’ai tellement beuglé (haha.) sur tous les toits que les rares personnes à ne pas être au courant ne doivent de toute manière pas lire cet article -, mais hier soir j’ai pu entamer un processus de violente nord-américanisation en assistant pour la première fois (et j’avoue espérer que ce ne sera pas la dernière) à une compétition de… Bull Riding !! \o/

… « Rodéo », pour les non-initiés. Sur des taureaux sauvages. Comme le nom « bull » l’indique. A condition de baragouiner un minimum d’anglais. C’est vrai.

Alors ouaiiiis, je vois déjà débarquer le WWF, les militants de PETA vont vouloir faire cramer mon appart et Brigitte Bardot va… je sais pas… fredonner le générique de « 30 millions d’amis » peut-être. Mais vous le savez, j’aime vivre dangereusement. Surtout pour ce qui est de Brigitte Bardot. Alors je l’écris haut et fort : Le Bull Riding c’est un truc de OUF. Genre un truc de malade. Qui suinte la testostérone. Un truc épique avec de la terre, du sang et des larmes (en fait c’est plutôt de la bave, mais ça faisait tout de suite moins épique.). Bref, c’est vraiment cool.

Faut avouer que rien que l’affiche me donnait envie d’y aller.

Ce n’est pas seulement du rodéo : c’est le sport le plus rude sur terre !

Alors cette fois-ci on arrête de faire son ermite et on fait chauffer la CB. Et tant qu’à faire, tant qu’affaire, tank à fer autant prendre des bonnes places. Des Cow Boys en jeans moulant, de la sueur, je m’en voudrais de rater ça. Pour la science bien entendu, l’expérience… tout ça…

Et comme je fais bien les choses, et histoire de ne pas passer deux heures à regarder un spectacle sans rien y comprendre (j’ai essayé avec le hockey, ben laissez-moi vous dire que c’est pas marrant) je me renseigne un peu avant d’y aller. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’en fait c’est bien un vrai sport, avec des vraies règles et tout. Oh ça va hein, vous aussi vous pensez encore que le but c’est de tenir le plus longtemps possible sur un taureau très énervé avant de se faire violemment éjecter, piétiner, encorner…

Et bien en réalité, pas du tout.

…Enfin pour le « éjecter, piétiner, encorner » je dis pas…

Mais le fait est que le Bull Riding est un chouïa plus complexe qu’on l’imagine au premier abord, ce qui rend, selon moi, le tout encore plus impressionnant, en plus d’être réellement dangereux.

Le principe de base est assez évident : réussir à rester sur le taureau. Et ce pendant 8 secondes. Et mine de rien, 8 secondes c’est long.

http://www.youtube.com/watch?v=dmxtHv6WpR0 Cette vidéo en explique très bien les différentes règles, mais comme elle est en anglais, je vais vous faire un rapide résumé.

« The Bull Rope » : Il s’agit de la corde, tressée à plat, qui entoure la poitrine du taureau juste derrière ses pattes avant et à laquelle s’agrippe (de toutes ses forces) le Rider, avec une seule main (gauche ou droite, je suppose que ça dépend du Rider). En bas de la corde se trouvent deux cloches qui servent à lester un minimum la corde.

« Bucked Off » : Se dit lorsque le Rider est éjecté du taureau avant les 8 secondes réglementaires, auquel cas il ne marque aucun score.

« Disqualification » : Un Rider peut cependant être disqualifié et/ou ne réaliser aucun score même s’il parvient à se maintenir pendant les 8 secondes. Un Rider est disqualifié s’il touche le taureau, lui-même ou la main qui tient la « bull rope » avec sa main restée libre. Ce qui, j’imagine, nécessite des abdo’ en titane.

« 8 seconds » : Vous l’aurez compris, 8 secondes c’est la durée pendant laquelle le Rider doit se maintenir sur la bête d’une seule main (voir « disqualification »)

« Flank Strap » : C’est une sangle en cuir qui entoure les reins de l’animal et qui par frottement stimule l’animal et l’encourage à ruer. L’homme précise qu’elles ne sont jamais en contact avec les « genitals » (oui bon hein..) du taureau, ni trop serrées car elles gêneraient l’animal. Elles sont également prévues pour s’enlever facilement et aussitôt que le taureau quitte l’arène. En bref, elles sont prévues pour tenir suffisamment et pour que le taureau ai l’impression de pouvoir s’en débarrasser, ce qui l’encourage à ruer davantage.

« Foul » : un Rider est « fouled » lorsqu’il y a un imprévu durant la chevauchée et qui donnerait un avantage « injuste » au taureau (oui, les taureaux aussi sont « notés ») ou au Rider comme par exemple un taureau qui heurterait (avec sa tête) le Rider, ou lui-même, dès le début, ou encore un « flank strap » qui se détacherait avant la fin des 8 secondes. Dans ces cas-là, les juges peuvent proposer au Rider de réessayer.

« Judging » : Le score parfait pour un rodéo est de 100pts, score qui n’a jamais été attribué dans l’histoire du « Bull Riding ». Chaque juge dispose de 50pts à distribuer à chaque essai : 25pts pour le taureau, 25pts pour le Rider.

« Re-Ride » :  Les juges peuvent autoriser un Rider à effectuer un second passage sur un taureau différent si la performance du premier n’a pas été jugée égale à celle des autres taureaux de la compétition et/ou a porté préjudice au score du Rider (on voit par exemple un taureau qui ne sort pas du box).

Il doit y avoir encore quelques subtilités, mais voilà l’essentiel des règles. Elles sont à peu près similaires à celles du rodéo sur des chevaux sauvages, mais il faut reconnaître que chevaucher un taureau de 900kg est autrement plus dangereux. Il saute certes moins haut, mais une fois à terre, le Rider a plutôt intérêt à courir vite.

Enfin, outre le cavalier et le taureau, on trouve également dans l’arène d’autres personnages importants : un cavalier (j’ignore le nom exact) dont le travail consiste à capturer le taureau (au lasso !) lorsque ce dernier ne retourne pas de lui-même dans le box, et surtout les « clown du rodéo » qui ont pour mission de distraire le taureau une fois que le Rider est à terre. Ils méritent vraiment le respect.

Maintenant qu’on s’imagine à quoi s’attendre, place au spectacle ! (désolée pour la qualité des photos et vidéos. Si vous n’êtes pas contents, google image et youtube sont vos amis !)

 

A l'arrivée, une présence massive de Stetson-Family nous indique que nous sommes au bon endroit.

 

 

Puis l’arène, et les gradins qui se remplissent doucement

 

En tout, deux journées ont été nécessaires pour transformer le Centre Bell en arène de terre : près de 30 camions y ont acheminé 600 tonnes de terre, 40,000 livres de métal, 530 feuilles de plywood pour recouvrir la glace du Centre Bell afin accueillir les 30 meilleurs compétiteurs de rodéo au monde et les 50 taureaux !

 

 

 

 

En attendant que le spectacle commence, les Riders prennent possession des lieux..

 

19h30 : Que le spectacle commennnnnnce !!

(Alors par contre faut faire un ptit effort d’imagination pour se rendre compte de l’énorme ambiance rock’n’roll, gros son et feu d’artifice qui règne à ce moment là)

On commence avec la présentation des concurrents de la soirée, soit 30 compétiteurs qui participeront à la première « ronde ». Parmi eux, seuls les 12 meillleurs pourront accéder à la seconde. Le champion de la soirée sera celui qui cumulera le plus haut pointage après les 2 rondes.

 

Gogogadgetofeuuuuuu ! Effets pyrotechniques à la Johnny !

 

AVE Camille ! Ceux qui vont mourir te saluent !

 

Vous noterez qu’entre temps les gradins se sont méchamment remplis.

Ca ne vous parlera sans doute pas mais parmi les candidats au titre de « mec-qui-a-le-moins-failli-terminer-en-purée », il y avait quand même les Québecois, Sylvain Champagne, Eric Isabelle et René Roy ainsi que les meilleurs cowboys internationaux dont le champion national du Mexique 2006, Rocky McDonald de Colonia Juárez, Chihuahua (ouais ça me fait encore rire) et Matt Bohon de Cole Camp, Missouri, qui s’est qualifé 5 fois aux Build Ford Tough World Finals et enfin la superstar australienne, Jared Farley de Kempsey, NSW, concurrent pour la troisième fois à la World Cup. Du beau monde il parait. Et qui vient de loin en plus.

 

On nous présente également le Monsieur Lasso :

 

Et bien évidemment les 3 valeureux clowns (qui pour l’occasion n’étaient pas du tout déguisés en clowns) :

 

ET C’EST PARTIIIIIIIIII…. Et ben en fait non. Parce qu’ici messieurs dames, c’est l’Amérique du Nord, avec un grand A comme Amen. (et aussi comme « Aaaaah bordel mais ça coute un bras de bouffer ici !! » ) Et donc, avant de laisser s’exprimer pleinement la bêtise la vaillance humaine (l’homme face à la bête tout ça..), une prière s’impose. Et pas n’importe quelle prière, non. La « prière du Cow Boy » .

Donc là il faut imaginer un stade entier qui se lève (je rigole pas) et qui récite l’air habité :

Notre père qui êtes aux cieux,

Permet moi quelques instants de réflexion,

Afin d’apprécier ta grande bonté.

J’implore ta présence tout au long de cette compétition,

Et je te prie de guider mes pas dans l’arène de la vie.

Je ne te demande aucune faveur spéciale

Mais aide-moi seigneur,

Lors de la grande final de la vie

Ou tu seras le dernier juge.

Car, seigneur, j’aimerai t’entendre dire

Que mon entrée est faite pour le paradis.

Ainsi-soit il.

 

Et encore, nous on a eu une version vachement plus fun sur laquelle je n’ai pas réussi à mettre la main. Mais je pense que c’était simplement une petite fantaisie du speaker particulièrement inspiré avec des « Seigneur protège-moi, une seconde à la fois ». Non j’vous jure c’était un grand moment de spiritualité.

ET C’EST PARTIIIIII…. et ben non, toujours pas, parce qu’ici c’est toujours l’Amérique du Nord, avec un grand P comme Patriote. (et aussi comme « Passe-moi les hot-dogs à $20 chéri ».). Et donc avant de commencer, on s’fait plaisir avec une ptite dose d’hymne national canadien. J’avoue cependant que ça devait bien être la première fois que je l’entendais. Y’a des vrais ptits morceaux de français et d’anglais dedans, et ça fait « AUUUUUU CANADAAAAAAAAAA » plusieurs fois. Et personne ne siffle.

 

Bon, la troisième fois c’est la bonne. Cette fois on se cramponne à ses santiags et C’EST PARTIIIIIII pour de bon !

Dans les box, les Riders se préparent, s’agrippent à la « Bull Rope » tandis que les « assistants » houspillent le taureau, pour être bien sûr de l’énerver. Histoire de.

 

 

Et vas-y que j'te tire les cornes, la queue, que j'te tape la tête...

 

 

Le taureau est prêt à être lâché, la tension monte…

 

 

….3

….2

….1…..

YIHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

 

 

 

 

 

 

Avec parfois des coups de cornes qui se perdent, et quelques chutes impressionnantes :

Heureusement plus de peur que de mal.

 

 

Et quelques taureaux récalcitrants (un taureau qui charge, même de loin, c’est impressionnant)

 

 

Et maintenant quelques vidéos (toujours désolée pour la qualité !)

http://www.youtube.com/watch?v=Sob2whO_GGw

http://www.youtube.com/watch?v=Nc4bKBcvOME (le coup de feu super flippant indique tout simplement au Cow Boy qu’il a atteint les 8 secondes)

http://www.youtube.com/watch?v=ahGcDHexfhI

http://www.youtube.com/watch?v=NQ9JaHR0heE

http://www.youtube.com/watch?v=QNq7LTV7fpE

http://www.youtube.com/watch?v=fYnIFKj4OL8

 

En somme, ce fut une excellente soirée !

Evidemment je reste critique, et je ne cherche en aucun cas à faire un plaidoyer en faveur du rodéo qui reste, à mes yeux, un sport de brutes dégénérées, dangereux, aussi bien pour les hommes (les « accidents », sans être graves, sont quand même très fréquents) que pour les animaux dont la maltraitance est souvent soupçonnée (la « Flank Strap » peut être considérée comme une forme de torture, et les bêtes sont forcément stressées..).

Cependant, quittes à faire les frais de la bêtise humaine, ces taureaux connaissent tout de même un sort nettement plus enviable que celui des animaux destinés aux abattoirs ou aux Corridas où leur agonie et leur mort sont parties intégrantes du « spectacle », dans la mesure où les taureaux de rodéo (sauf en cas de blessure je présume…), en plus d’avoir une valeur financière considérable, se limitent à une trentaine de concours par an et, le reste du temps, mènent une vie relativement paisible de reproducteurs.

Et surtout, je pense que ça fait partie des spectacles qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sans vie. En tout cas je ne regrette pas !

 

 

 

BONUS « Cheerleaders »

Parce qu’un spectacle nord-américain sans show des cheerleaders, c’est comme une pizza sans anchois (pas dramatique, donc.)
Visionnage totalement facultatif, je vous assure.

http://www.youtube.com/watch?v=W_E3ZfPclOY

(Ceci dit vous avez le privilège de m’entendre vaguement râler)

Catégories :Camille dans le metro

Frankenstein.

Et, en même temps qu’un éclair, l’homme s’écria : « Elle est vivannnnnnnte !! ».

Ces derniers temps j’ai songé à ouvrir un blog des réclamations vue la multitude de plaintes que je commence à recevoir : « Quoi ?? Pas d’article depuis deux mois ?? » , « C’est quand que tu écris un nouvel article ? » , « Tu en mets du temps dis donc ! » , « T’es coinçée dans la neige ? » gnagnagna…

Trop de pression j’vous dis.

Pour ma défense, il faut quand même savoir que mon brave petit écran d’ordinateur portable est en grève, qu’il n’est pas dans mes moyens projets à court terme de le faire réparer, et que donc c’est un petit peu difficile de rédiger un article dans ces conditions. Que voulez-vous, je suis une âââârtiste.

Et puis surtout, j’ai un scoop pour vous (enfin c’est pas vraiment scoop parce que je l’ai déjà dit, mais je sais que personne m’écoute et puis que y’a personne qui m’aime et puis tout ça..) : JE BOSSE. MOI.

Pour être totalement honnête, passée l’euphorie des premiers mois et des premières découvertes, mon quotidien n’a plus grand chose de vraiment trépidant et tient plus du « metro-boulot-dodo » que de la ruée vers l’or :
Je me lève le matin.
Je prends ma douche.
Je prends mon petit déjeuner.
Je prends le bus.
Je prends le métro.
Je vais en cours (si.)
Je mange.
Je vais en cours (mais puisque je vous l’dis !)
Je prends le métro.
Je prends le bus.
Je travaille, je travaille, je travaille.
Je mange.
Je travaille, je travaille, je travaille.
Je dors.

Et rebelote le lendemain. UUUUUNBELIEVABLE n’est-ce pas ?
Bon, j’avoue que parfois je fais une petite folie dans mon planning et je…je… je vais travailler à la bibliothèque avant/entre/après les cours. Je sais, je sais, c’est fou. Vous aimeriez tous être étudiant(e)s en Relations Internationales et Droit International avouez-le. Vous pouvez le dire. On ne vous juge pas.

Mais attendez !! Être étudiant en « BRIDI » (pour les intimes) ce n’est pas seulement avoir un rythme de vie totalement épanouissant, c’est aussi « s’ouvrir au monde », à de « nouvelles connaissances », grâce de formidables travaux d’équipe ou, mieux encore, en se consacrant corps et âmes à des sujets aussi variés que transcendants :

– « Est-ce que la politique d’Hitler était plus expansionniste que celle de Mussolini ? Oui ou non ? Pourquoi ? » (10 pages à rendre pour le 7 mars)
– « Quelle est la politique de la France face au Québec depuis De Gaulle ? » (15 pages à rendre pour le 23 mars)
Et enfin, et pas des moindres :
– « A partir de plusieurs références, présentez votre vision du système international actuel dans une perspective qui doit être en mesure d’expliquer la période de l’après-guerre froide ou de l’après-11 septembre jusqu’à aujourd’hui. » (15 pages pour le 12 avril)

Oui…oui moi aussi je trouve tous ces sujets vraiment merveilleux. Si par hasard vous avez de brillantes idées, des éclairs de génie, sur un de ces sujets (mais si, je vous en sais capables, avec un peu de bonne volonté) ou mieux, si vous avez une irrépressible envie de gratter 15 pages sur un de ces fa-bu-leux sujets (sait-on jamais) je me ferais une joie de vous lire très très attentivement.

 

MAIS. Car oui il y a un « mais ».

Je ne suis pas Flaubert. Et je n’écris pas 30pages pour dire qu’il n’y a rien à dire. Moi. Et je m’en voudrais beaucoup de vous faire perdre davantage votre précieux temps.
C’est vrai quoi, j’en suis déjà à 561 mots. Considérant que la vitesse moyenne de lecture d’un adulte (qui lit attentivement) est d’environ 200 mots par minute (579 mots), que cette vitesse de lecture est à peu de chose près égale à celle d’un enfant du primaire (je dis ça, je dis rien hein), qu’elle peut légèrement varier en fonction de la concentration et de l’intérêt porté au texte (617 mots), et que contrairement à une idée reçue il est avéré qu’une bonne vitesse de lecture ne nuit pas à la compréhension du texte (643 mots), je viens de vous faire peeeeerdre…. *je pose 9, je retiens 4 divisé par 7,88*…. pas loin de 4min.
vous auriez pu en faire des choses intéressantes pendant ces quatre minutes pourtant.

 

Pour ceux qui sont toujours entrain de me lire, je disais donc : MAIS.

Mais il m’arrive, pendant de brefs instants bénis – et toujours bien accompagnée – de reprendre, le temps d’une après-midi ou d’une soirée, le cours de mes vaillantes explorations dans un Montréal enneigé !

Par exemple en allant à la Fête des Neiges de Montréal ! Ce qui est aussi l’occasion de se rendre compte que, dans la neige, on a tous 6ans.
Les derniers weekend de janvier donc, sur l’île du Parc Jean-Drapeau, ont lieu plein d’activités (essentiellement pour les enfants, mais on n’est pas sectaires) en lien avec la neige.

 

On peut donc y voir :

... Des sculptures de neige...

 

...d'autres sculptures de neige...

...des sculpteurs de neige...

...des andouilles qui lèchent les sculptures de neige...^^

...des indiens plus vrais que nature...

... des peaux d'animaux...

...toujours des sculptures de neige...

Et puis, je dois avouer que c’était une grande première pour moi, il y avait aussi ça :

…Des minis Icebergs !!!

Et enfin, un truc vraiment très mignon :

 

Un super chemin-patinoire qui fait tout le tour de l’île ! Ca change vraiment des patinoires classiques où on se contente de tourner en rond pendant 2h. Là on a vraiment l’impression de se promener (même si au final on tourne en rond quand même..).

 

Surtout, cette journée m’a permis d’apporter un point final à une étude menée depuis plusieurs mois par moi, sur moi. Il est désormais avéré, grâce à une étude approfondie basée sur des observations empiriques et objectives, que je ne me casse la gueule qu’en public. De préférence dans des endroits bien bondés.
Heureusement que les Québécois ont un sacré sens de la formule. Après un « Vous êtes belle quand vous tombez« , on se sent tout de suite beaucoup moins ridicule. Bon d’accord, un peu moins ridicule. Mais c’est déjà ça.

 

…Et le soir, quand les enfants sont couchés.. on va dans le… Village !!

Et plus exactement « Chez Mado » : http://www.mado.qc.ca/

 

Notre Hôte(sse) de la soirée !

 

Plus précisément, le dimanche soir, on peut y assister à des matchs d’impro’ théâtrale de la ligue « Gailaxie » autour de thèmes comme « en 44 av. JC » ou « Et pendant ce temps au Moyen-Orient », et ça vaut vraiment le détour !

 

 

De charmants jeunes hommes(-te-fatigues-pas-on-chasse-le-même-gibier) pour compter les points attribués par les spectateurs à chaque équipes

 

Et voilàààà !

pas de panique, j’ai d’autres articles sous le clavier !

 

BONUS : St-Valentin ❤

 

I'm a Barbie Girl, in the Barbie WooooOOOOoooorld

 

BONUS : Devinette !

Comment ce monsieur va-t-il sortir sa voiture de là ? Hihi.

 

BRAVO ! 1105 mots !

vous avez donc perdu plus de 5min à lire mes conneries ! Bisous !

Snow White

Il neiiiiiiiiiige !!!

Ok. C’est pas un scoop. Cette année il a neigé absolument partout avant qu’il se mette à neiger au Canada. Du coup ça sentait un peu l’arnaque.
Mais en fait non. Parce que quand il neige au Canada, même si c’est 3 semaines après le reste du monde, il neige quoi.

Tout a commencé le weekend dernier, alors que pour une fois j’avais décidé d’aller gambader dans la campagne québécoise, du côté de la célèbre ville de Victoriaville, affectueusement surnommée Victo. Original.

*Effet flouté très moche*

Alors qu’on avait fini par se faire à l’idée qu’il pouvait neiger au Bénin plutôt qu’au Canada, qui jusqu’à présent n’avait eu droit qu’à une vieille pluie dégueulasse, le samedi matin, en traînant ma petite carcasse endormie jusqu’à la fenêtre, SURPRISE !!! Le village et la campagne environnante s’étaient enfin parés de leur plus joli manteau blanc, en hermine sans doute, vue la qualité.

Vous pouvez imaginer les étoiles dans les yeux des enfants, les joyeuses batailles de flotte gelée boules de neige (au ralenti bien entendu, et toujours en mode flouté moisi, on est en mode souvenir là ! Oh !), les rires qui s’élèvent des parcs et jardins, la béatitude des parents devant les premiers pas de leur bambin sur la glace… la douce quiétude d’un paysage sous la neige…le vacarme assourdissant des tractopelles-déneigeuses…

Hop. Ni une, ni deux, on enfile ses quatre paires de chaussettes, ses chaussures, son manteau, ses mitaines et sa tuque et on va galoper dans la neige…

Crédit dessin : Julie B. : http://j.u.i.l.l.e.t.over-blog.com/3-index.html - Allez-y, tous, immédiatement, et obligez-la à se remettre à dessiner >.<

Et là, c’est le DRAME.

Y’a 15 cm de neige ! En une nuit !! C’est dingue !

(Bon alors je vous préviens tout de suite, comme ça c’est fait, le/la premier-ère qui s’avise de faire une remarque sur ma prétendue petite taille et/ou des bras qui dépasseraient à peine de la neige et/ou n’importe quoi d’autre et ben… je boude. Je vous connais, je vous vois, vous le savez. J’ai des noms et je n’hésiterai pas à m’en servir >.< )

15cm de neige, donc, en « ville » c’est quand même une grande première. Mais c’est pas ça qui m’empêchera d’aller me promener dans les rues de Victo(riaville).

J’vais donc en profiter pour vous parler un peu de ce bled, patelin, trou, cette charmante petite ville.

(Ouuuuh !! La transition impec’ avec effet *vieille bobine de film*, pas floutée cette fois, sinon on voit plus rien).

C'est ça là. Ça vous aide-tu ? *Quebec Style*

Fondée, comme chacun le sait, en 1851 par le célèbre pionnier Olivier Perreault, à proximité de la rivière Nicolet, la petite ville de Victoriaville fusionne en 1993 avec les municipalités voisines de d’Arthabaska et de Sainte-Victoire-d’Arthabaska pour former la ville que nous connaissons aujourd’hui.

Longtemps reconnue comme étant la capitale du meuble et du textile au Canada, son économie est aujourd’hui davantage orientée vers les secteurs de l’agroalimentaire, de l’équipement de transport spécialisé, de la fabrication de machinerie ainsi que de la récupération et la valorisation des matières résiduelles.

Il y a aussi à Victoriaville l’usine de cercueil Vic Royal, propriété de la famille Dumont (le deuxième plus grand fabricant de cercueil de bois en Amérique du Nord).

Centre régional, Victoriaville dispose d’une grande variété de commerces. Les entreprises de vente et service foisonnent au centre-ville ainsi que dans les centres commerciaux de la ville.

Victoriaville compte 38 parcs municipaux, dotés de plusieurs services et équipements récréatifs : terrains de soccer, de pétanque ou de tennis, piscines, patinoires, etc. La plupart sont aussi dotés de jeux pour enfants et de tables de pique-nique.
Elle possède également un Cégep, deux bibliothèques, un musée, des pistes cyclables, une école de parachutisme (en partenariat avec l’usine Vic Royal), un théâtre, des bars, le câble, l’eau courante et l’électricité (depuis 5ans), et un jeu de quilles où on mange de très bonnes poutines.

 

Le célèbre velogare de Victoriaville au printemps

Elle a aussi été le berceau de grands noms de la littérature, du cinéma ou de la musique comme Daniel Grenier, Denise Boucher ou encore le non moins connu Simon-Olivier Fecteau.

*Fin de l’effet vieille bobine*
*Effet flouté moche*

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, et il y en a toujours :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Victoriaville#Sa_cr.C3.A9ation
http://www.ville.victoriaville.qc.ca/

Et nous voilà donc en route pour une petite promenade de santé par -11°C dans les rues de « Victo ».

 

Charmant

Ce que wikipédia, google, internet, l’histoire ne dit pas, en revanche, c’est qu’à Victoriaville, même si sans voiture on termine dépressif à 22ans, et bien on trouve quand même des choses très amusantes.

Par exemple, Victo c’est une ville aurtograffe-free !

on fais dé fottes grausses kom dé pankarte

 

Les petits veinards qui une voiture et/ou le permis, peuvent aussi s’amuser comme des petits fous sur la glace en hiver, en faisant des remake de « Tokyo Drift« … façon « Victo Drift » .. Et puis parfois on se mange des trottoirs aussi, et après y’en a pour plus de 1000$ de réparation, mais ça c’est une autre histoire.

 

Et puis, comme à chaque fois, on réalise que les Québécois ont beaucoup, beaucoup, beaucoup d’humour. Mais je pense que ce n’est pas toujours volontaire.

J'vous ai parlé de l'entreprise Vic Royal ?

Bon, j’me moque, mais en vrai Victoriaville c’est plutôt mignon comme coin.

 

La preuve, y'a même des petits tas de neiges sur ces adorables fruits toxiques.

Malheureusement, quand arrive le dimanche soir, il est temps de retrouver l’agitation montréalaise et la ville, jusqu’à présent épargnée par l’avalanche…

*Fin de l’effet flouté moche*

Et qui c’est qui a parlé trop vite ? C’est bibi !

Parce qu’avec le décalage horaire entre Victoriaville et Montréal (absolument.), il suffisait d’attendre encore un petit peu avant de voir les flocons tomber. Bon en fait, dimanche nuit et lundi, et lundi nuit, et mardi, et mardi nuit ça a été…comment dire… un genre de tempête de neige sur Montréal. Faudra que je vous raconte l’histoire du Flocon qui a bloqué l’Autoroute métropolitaine.

Et en fait… c’est tout simplement fabuleux ! Alors, au péril de…moi… je m’en suis allée prendre quelques photos, pour TOI, PUBLIC ! ..et j’ai aussi fait quelques courses parce que j’avais plus de lait et d’oeufs.

 

Les joies du blizzard
Bienvenue rue Taillon !

Et maintenant, une bonne tisane.

 

BONUS « You can google it »

C’qu’il y a de marrant avec WordPress, c’est qu’on peut savoir quels ont été les mots-clefs tapé par « des gens » et les ayant malencontreusement fait atterrir sur ce blog. Et sérieusement, dans le tas, y’a quelques perles.

D’un côté on trouve les recherche classiques, du style : « lit malm« , « rangement malm ikea« , « lit osier 2 personne ikea » (je devrais demander à être sponsorisée je pense…) ou encore « certificat d’acceptation du Quebec« , « détecteur de métaux« , « ambassade du canada paris« , « tétraultville montréal« , « sarkozy si tu savais« , « acommoder haricots verts en boite » (haha !)

On trouve aussi des recherches comme : « insectes appartements montréal« , « scutigère veloce montreal » (cass-dédi à Momo. On t’oublie pas. Love Forever).

Il y a des recherches un peu… étranges… : « orchidée deuil » (j’ai pas d’orchidée et mes plantes vont très bien j’vous dis !), « citation mammouth« ,  » 5 étapes du deuil » (mais puisque je vous dis que mes plantes vont bien ! Roh..), « l’image d’embarquement de gens dans l’avion ou dans le métro« ,

Et puis il y a des recherches qui me laissent…comment dire… sceptique…pantoise… extraits : « boutique sexe cité publicité métro« , « priapes enormes« , « sex shop qc. ca. », « quartier gay montreal magasin cuir« , « avoir des parents gays c’est pas triste« , « club after hours pour adulte« , « poupee gonflable pour adulte« , « cul en coeur« …

… O___o NON MAIS FRANCHEMENT !!

Enfin les positions du top 3 restent sans conteste…

En 3ème position : « bestioles bill murray »
En 2ème position : « spermatozoide avion« 

Et, en 1ère position…

Suspense-insoutenable-avec-roulements-de-tambours-qui-stressent-bien-tout-le-monde…

 

…Maître trubidule apporte l’enveloppe contenant le nom du vainqueur…

(on ne plaisante pas avec ce genre de chose)

 

« films de sexe pour adultes seulement » !!!     … des fois qu’il y aient des films de sexe pour enfant..

Parviendrez-vous à faire mieux ?

 

BONUS « On va faire un p’tit jeu…« 

Faut bien le reconnaître, avec le jeu précédent, vous avez été assez nazes. Alors on va faire un truc plus facile, à votre niveau quoi.

Réussirez-vous à trouver l’écureuil qui se cache sur ces trois photos ?

Plus difficile :

Fin du jeu le dimanche 12 décembre à minuit.

Catégories :Let it snowwww

Somewhere over the…Atlantic ?

Il était une fois, il y a très très longtemps, une petite jeune fille qui tenait assez régulièrement un blog lu par des milliers centaines dizaines de fans déchaînés,  impatients de connaître la suite de ses palpitantes aventures.
Oui mais voilà. Dans la vraie vie des vrais gens, on n’a pas toujours 4h à consacrer à l’écriture d’un article digne de ce nom…surtout quand on n’est même pas payé pour le faire. Bref. J’avais pas le temps.

.. Celui qui a dit que j’avais rien à raconter peut prendre ses affaires et partir. Merci. Salopiot.
Car, oui, il m’est arrivé un tas de choses tout à fait passionnantes pendant que je vous négligeais. Tiens, par exemple :

– j’ai dormi (suffisamment)
– je suis allée en cours (régulièrement)
– j’ai travaillé (beaucoup)
– j’ai fait du catsitting
– je me suis acheté des gants (c’est crucial par ici)
– je me suis brossées les dents (plusieurs fois par jour)
– j’ai mangé (parfois)
– j’ai été malade (souvent)

Note pour l’avenir : une alimentation composée à 87% de bagels tartinés de philadelphia et de pâtes, ce n’est PAS SAIN. Pour ceux que ça intéresserait, bande de fayots, on mange suffisamment pour ne pas ressentir la faim, mais on manque d’à peu près la totalité des vitamines nécessaires pour tenir debout. Et c’est pas ma nuit passée avec plus de 40°C de fièvre qui me fera penser le contraire.

HEUREUSEMENT pour moi, c’est à ce moment précis que deux ptits lutins ont débarqué dans ma maison. Pour replacer les choses dans un contexte plus chronologique, c’était le 23 octobre…2010, oui.
Deux ptits lutins donc, plus connus sous le nom de « maman » et « mamie », ont débarqué et ont repris les choses en main. Et c’était parti pour une semaine d’intense cocooning et de chouchoutage-maison. … … ❤

Etape N°1 : Reprendre du poil de la bête.

..Et pour ça, les lutins n’hésitent pas à se mettre aux fourneaux ! Soupe de légumes, soupe à la tomate, tarte à la tomate, tarte à la ratatouille, tarte aux poireaux, poulet au concombre, tarte aux pommes… hop, on rempli le congélateur de plein de bonnes choses !

Photo très récente non contractuelle. Les réserves ont déjà bien diminué depuis que le congélateur à été rempli en OCTOBRE OUI, JE SAIS.

Tarte aux pommes ❤ - Stocks épuisés.

N’empêche, depuis, j’ai plus jamais été malade. Même pas un ptit rhume.

Se nourrir correctement, ça peut donc être utile. CQFD.

J’en profite également pour apprendre quelques techniques culinaires ancestrales comme par exemple maîtriser la cuisson des pommes de terre (histoire d’arrêter de les bouffer à moitié crues. Arrêtez de vous moquer. J’en ai beaucoup souffert vous savez.) ou encore les subtiles techniques de cuisson du saumon à la poêle. Mais oui. Absolument. Je sais faire ça maintenant.
Il est révolu le temps des piteuses omelettes raplapla ! Maintenant je sais même faire de délicieux crumbles pomme-chocolat-même-si-c’est-quand-même-maman-qui-a-préparé-le-crumble-moi-je-découpe-les-pommes-et-j’ajoute-le-chocolat-et-vous-êtes-tous-jaloux-bande-de-…jaloux.

Y'en a pluuuuuus. Goinfres.

…et puis je maîtrise à la perfection les différentes fonctionnalités du micro-onde aussi.

Etape N°2 : Ikea Addict. Le Retour.

Ceux qui m’aiment vraiment, c’est-à-dire ceux qui consultent encore le blog 8 fois par jour alors qu’il n’y a rien de neuf  depuis..OUAIS BON ÇA VA HEIN !
Hum. Ces gens là, donc, se souviendront que je vous avais laissé avec les images de mon petit appartement citrouille devenu un agréable cocon.. Et bien la métamorphose est à présent terminée et l’appartement est devenu un joli petit papillon made in Ikea !

et…. TADAM !

p. 76 du catalogue de la collection automne-hiver

Vue N°2, p.76-77 ...C'est vous qui êtes un peu flous ! >.<

Version "By Night". Cherchez pas, elle est pas dans le catalogue celle-là.

p.47 - livres et bijoux non inclus.

Un nouveau concept de cuisine-salle à manger-bureau. Testé et approuvé.

Voilà pour les modifications principales, bande de petits curieux !

Sinon j’ai aussi un aspirateur maintenant…

Suggestion de présentation.

..Ne vous en faites pas, je l’économise.

BONUS « Jardiland »

Ouiiii !! En effet ! Les plus aimants attentifs d’entre vous auront constaté que… Ted n’est plus seul ! (oui.. Ted est toujours vivant..)

Pour les amnésiques et les nouveaux, voici Ted :

La photo date de ce matin. Mécréants.

Et il a maintenant deux nouveaux amis voués à une mort certaine !

Voici Judith

Avant y'avait des ptites fleurs blanches...puis elles sont devenues brunes...puis y'a plus.

Elle est gentille Judith. Elle me montre qu’elle est visiblement entrain de crever pour que je pense à leur filer de l’eau. On devrait tous avoir une Judith chez soi.

Et voici Edmond qui, comme son nom ne l’indique pas du tout, est un genre de… ça… tropical. Je crois. J’en sais rien en fait. Mais c’est très mignon.

EeeeeEEEEeeeeEEeedMONnnnNNNNNnd !

BONUS « devinette »

Comme je suis sûre et certaine que mes lecteurs-rices sont des gens intelligents et talentueux (j’écris pas pour des glands quoi), on va faire un ptit jeu !
Tada.
Parviendrez-vous à deviner ce qui se cache là-dessous ?

Indice pour les téléspectateurs : matkalaukku

 

Petites précisions :

1/ Maman, mamie, je suis désolée mais vous ne pouvez pas participer U_U

2/ « De la poussière » n’est pas une réponse valide.

Catégories :Home sweet home

Sarkozy, si tu savais, ta réforme où on s’la….

En attendant de reprendre un peu les caribous du blog et de vous refaire un bel article sur mes trépidantes aventures, et compte tenu de la situation en France, je tenais simplement à dire que je suis de tout coeur avec les manifestant(e)s… et les Québécois aussi ! Yeah !

Le Québec, avec nous ! Le Québec, avec nous !

 

Dites à Sarkozy que les retraités ici, ils ont encore les moyens physiques et financiers de conduire des 4×4 Ford.

Catégories :Non classé